28 septembre 2005
Grands taxis
J'aurais pas fait mieux que Amine pour vous parler des routes marocaines.... Voici un de ses post qui est des plus touchants.
Merci Amine!
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14 septembre 2005
Ce blog a un an .... SSSSHUT!!!
J’ai passé sous silence le premier anniversaire de ce blog…
Aujourd’hui je vous en chuchote les débuts timides :
Né en septembre 2004 dans le but de rapprocher l’Amérique de l’Afrique du Nord, je ne savais pas encore ce que deviendrait ce bébé Camila-au-pays-des-clémentines. Je souhaitais partager avec la famille et les amis d’un peu partout mes péripéties marocaines sans envoyer des milliers de mails à tous. Camila était un bon point de départ, tous ceux qui l’ont vu naître voulaient être capables de suivre son évolution malgré les distances. Priver notre entourage de bébé Camila de sept mois me demandait l’immense effort de donner des nouvelles régulières à ceux qui s’ennuient.
Mes premiers posts sont maladroits, s’adressent plutôt à ceux que je connais. À ce moment je ne prenais aucunement conscience que d’autres personnes pourraient s’intéresser à ce que j’écrivais. Ce n’est qu’en voyant les statistiques que je me rends compte que je suis lue par de purs étrangers…majoritairement marocains! Cela me pousse à vous présenter des posts de qualité et de me relire maintes fois pour ne pas tomber dans le piège de l’ethnocentrisme… et pourtant, à plusieurs reprises, j’y arrive pas, j’observe cette nouvelle culture avec mes lunettes québécoises et je compare… qui me disait dernièrement que comparer, c’est séparer ?
Et voilà que l’expérience timide de mes débuts de blogging devient pour moi une façon d’exorciser mes difficultés d’adaptation et de prendre un peu de recul… et je prends un immense plaisir à blogguer et à confronter mes idées avec vous tous. Je découvre plusieurs blog, qui deviennent des blogs-amis.
Je crois que Septembre 2004 fut la fin de ma lune de miel avec le Maroc. Chaque étranger arrive dans un nouveau pays avec un certain coup de foudre du tout nouveau tout beau. Ça peut durer des mois, des semaines, quelques jours ou parfois quelques heures. Septembre a été le mois butoir. Celui ou je suis passée de la lune à la terre de façon assez drastique. Mes posts de septembre ne le reflète pas. Ceux d’octobre vous dévoilent tout doucement que je suis en crise.
Je vous écris le 1er octobre :
«….je n’arrive pas à développer de lien d’attachement avec cette nouvelle terre. L’Amérique latine, (le Honduras et la Bolivie plus particulièrement) m’habite constamment, la langue et certaines coutumes font partie des miennes maintenant et bref, ma façon de concevoir la vie, et la vision du monde que j’ai découverte en Amérique latine font maintenant bon ménage. Jusqu’à présent ici, je n’y arrive tout simplement pas. J’ai l’impression d’être une spectatrice, une chercheuse, une analyste, une enquêtrice….mais le cœur, ce coup de foudre n’y est pas. J’aime, mais je ne m’attache pas…est-ce une question de temps ? De fossé culturel ? Suis-je en plein choc culturel ? Ai-je tendance à tout intellectualiser pour ne pas me laisser toucher, ou pour protéger mes quelques repères existant ou ma propre identité culturelle ? Tant de questions…. J’espère bien pouvoir faire progresser les réponses sur ce blog, peu à peu.»
Au Maroc, j’ai été constamment bombardée par une nouvelle vision du monde, une nouvelle façon de fonctionner. Il y a eu des semaines où mon âme était un vrai champ de bataille… Le blog me permettait de continuer, de me ressourcer et de m’accrocher. Vous garder informés de la vie marocaine me faisait remarquer les petits bonheurs auxquels j’avais accès de ce côté-ci du globe.
Novembre 2004. Fin du Ramadan. J’ai pris mon air d’aller, je bloggue plus régulièrement. J’ai pris de l’assurance, j’ai retrouvé un certain équilibre avec la fin (ou fin de la faim??) du jeûne. Depuis, je n’ai plus cessé de vous divertir avec mes perceptions, mes découvertes de tout ordres sur ce fabuleux pays.
Un an plus tard, vous être près de 5000 visiteurs uniques par mois à passer par ici.
Un an plus tard, j’ai plein de Blogs et de Bloggueurs amis, Merci!!
Malgré le fait que je suis sur les derniers miles de ma vie marocaine, ce blog survivra. Je ne sais pas comment il évoluera mais j’ai bien l’intention de partager avec vous mon retour dans la belle province et notre réadaptation familiale.
Bon premier anniversaire Camila-au-pays-des-clementines. Longue vie!
06:14 Publié dans Vie au Quotidien à Rabat | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08 août 2005
Un mariage raté !
Mais non ! Ce n’est pas le mariage et son déroulement qui était raté ….
C’est moi qui ai raté le mariage tout le week-end !!
Vendredi soir, sortie chez des amis, retour en soirée….OUPS…fin de soirée…très très tard… Quelques bribes de musique, on entend les festivités mais on est trop crevés pour jeter un coup d’œil.
Samedi, journée courses et plage vers la fin de l’après-midi…qui s’est étiré jusqu’en soirée… encore une soirée de manquée !
Dimanche, c’était le calme plat chez nos voisins. On se remettait peut-être des festivités ?!
Alors pour ce qui est des photos….mais ne craigniez rien, j’aurai bien le temps de me reprendre ce mois-ci, car des mariages, il y en a tous les week-ends !
18:08 Publié dans Vie au Quotidien à Rabat | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
05 août 2005
3 jours de mariage en perspective
Parce qu’au Maroc il faut être marié pour qu'un homme et une femme vivent ensemble, des mariages, il y en a des tonnes… et quelle est la meilleure époque de l’année pour célébrer un tel événement? L’été voyons, quand toute la famille est en vacances et que tous nos cousins vivant en Europe rentrent au bled!
L’été dernier, j’étais impressionnée par le nombre de fête de mariage dans mon quartier. Venant d’un pays où le mariage est plus rare que le concubinage, ça me surprend toujours de voir autant de fêtes!!
Ça fait une semaine que je m’en doute… ouais…il se prépare quelque chose chez les voisins d’en face ….
Aujourd’hui, j’en suis certaine, nous aurons droit au mariage marocain LIVE tout le week-end, juste en face! Qu’elle chance, nous habitons le deuxième étage, une place de choix pour voir dans le jardin du voisin! YOUPPI!!!
3 jours de fête NON-STOP!!(et de la musique non-stop, alors on dormiras pas…Camila non plus…)
Aujourd’hui, vendredi, c’est la journée du henna. On décore la mariée aux mains et aux pieds. On prépare la nourriture, les tenues etc... La maison d’en face est pleine à craquer ce matin, on entends des cris, les yous-yous des femmes (youyouyouyouyoyou!!!), des tambours etc…
Samedi journée du défilé des mariés qui se pavanent devant leurs invités et qui se changent de tenue chaque trois heures. Il y a l'orchestre avec sa musique qui se fait entendre toute la nuit!!! C'est la soirée la plus importante du mariage.
Dimanche encore la famille et la musique, en espérant que ce mariage ne durera pas plus des 3 jours car à ce qui paraît, il y en a qui durent 7 jours!!!
Alors je vous tiens au courrant du déroulement de la fête… Je me retiens pour ne pas prendre de photos et les mettre en ligne…hihi
07:10 Publié dans Vie au Quotidien à Rabat | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22 juillet 2005
Les cordes à linge!
Visite chez Béo ce matin, OHHH malheur !!! Encore un questionnaire ! et celui-ci, sur les cordes à linge !!!
Alors voilà…Tout ce que vous vouliez savoir sur les cordes à linge du Maroc sans jamais avoir osé le demander à Camila….
1 - Faites-vous sécher votre linge sur la corde?
OUI !!! Les sécheuses sont rares au Maroc. Seulement au lavoir (la laverie) ou peut être chez les gens riches et célèebres ??? J’en ai aperçu en vente chez Marjane mais franchement, je ne sais pas à quoi ça servirait. Ce serait CHER en électricité et en plus, on a le soleil presque à l’année !
Cependant, en janvier, lorsqu'on gèle et que le taux d'humidité frôles les 100 %, je rage! ÇA sèche pas des couches de coton!!!
2- Combien d'épingles à linge utilisez-vous en moyenne par morceau de linge?
Je possède peu d’épingles et leur nombre diminue de semaines en semaines alors je suis économe ! Deux au max !!! Sauf pour les draps et couvertures.
3- Quels sont vos critères pour savoir quel linge vous mettez en premier sur la corde?
Celui qui me tombe dans les mains le premier ! Pas de chichis…sauf l’hiver ou je tente de mettre au soleil les choses les plus épaisses.
4- Préférez-vous les épingles à linge en bois ou en plastique?
Plastique, mais ici, elles cassent sans arrêt !
5- Gardez-vous les rouges pour la fin?
Non. Seulement avec les Smarties que je fais ça !
6- Échappez-vous souvent du linge par terre? Racontez votre expérience.
Tout le temps !!! et si c’est pas moi, c’est Camila qui se jette dans mon panier à linge pour s’amuser et supposément m’aider ! Je ne relave pas, je secoue pour enlever les poussières.
7- Êtes-vous gêné d'étendre vos soutiens-gorge ou vos jack-straps - strings - sur la corde? Racontez votre expérience.
Pas du tout ! Je mets TOUT sur la cordes. Des couches de cotons jusqu’aux soutiens-gorge ! Ce qui me gène un peu, c’est quand ce sont d’autres personnes qui étendent le linge…disons des gens qui ne sont pas de la famille…
Je suis curieuse de savoir si la Réunionaise aux USA connaît les cordes à linge.... Quelle est la coutume sur ton ile d'origine Sandrine? Racontes-nous!!!
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20 juillet 2005
Se réveiller sous les 28 degrés
Rabat n’est pas une ville chaude, contrairement à ce que peuvent penser les étrangers. Je crois que depuis le début de l’été, les Montréalais ont eu plus chaud que les R’batis, sans blague!
Aujourd’hui, je fonds sous les 28 degrés du petit matin…humidité des climats méditerranéens font sûrement augmenter l’inconfort. J’aurais un grand besoin de plage!! Et mon tendre époux qui cuit littéralement à Fès (37 degrés ce matin!! On y annonce 41!!).
Est-ce moi qui rêve ou les températures ne cessent d’augmenter sur cette planète? Dois-je déjà préparer psychologiquement ma fille au fait qu’elle passera ses été sous les 40 degrés, voire 50? Vivra-t-elle en permanence dans des pièces climatisées? Mourrai-je de coup de chaleur vers 60 ans?
Afin de résoudre le problème, il aurait fallu sauter! Ce site de World Jump Day que m’a fait connaître Sandrine me laisse perplexe… Ça vaudrait peut être la peine d’essayer??
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08 juillet 2005
Une journée comme les autres…
...c’est dire qu’on s’adapte à tout!
J’ai envie, ce midi, pendant que Camila dors tranquillement, de vous raconter mon début de journée. Une journée qui, il y a un peu plus d’un an, aurait été culturellement riche en expériences et pleine d’histoires à raconter dans un carnet de voyage. Une journée mémorable à l’étranger, chez les étranges… (Étranges par rapport à qui? Par rapport à moi et par rapport à mon rythme de vie dans la belle province). Marocains qui lisez ces lignes, il sera peut être difficile pour vous de voir ce qui est étrange dans ce que je raconte ici, tentez de vous mettre dans la peau d’un occidental qui débarque al bled….
Mais prenons deux minutes pour se mettre sur le nez les lunettes du premier regard de l’étranger sur cette terre…celui qui pour la première fois jette ses yeux sur son entourage en débarquant à Rabat, directement dans Taqadoum. L’exercice est extrêmement difficile une fois adapté. Je me suis fendue en quatre pendant tout ce temps passé ici pour m’intégrer et fonctionner dans ce nouveau monde et maintenant que c’est fait, il m’est difficile de remarquer ce qu’une pure laine du Québec trouverait de bizarre en terre marocaine…
Essayons pour voir.
Lever à 6 hrs 30, Camila qui pleure, pipi caca sur le pot, p’tit dej et café sous les 20 degrés. Temps nuageux, on en profite donc pour sortir sans se cuire…Camila s’en va en garderie en AM.
8hrs15, en route vers l’agence REDAL (oui, oui, c’est là où l’on paye les comptes d’électricité, le mien est encore en retard de 20 jours…pauvreté des coopérants volontaires oblige…) situé dans un quartier traditionnel et populaire, près du marché préféré de votre interlocutrice. 20 personnes devant moi, j’ai le numéro 35 et j’attends….
J’observe les chaises de la salle d’attente en plein air. D’un côté, les hommes de 15 à 75 ans, en gandouras (comprenez en robe), pour la plupart blanches car on est vendredi, jour de prière. Le petit chapeau blanc sur la majorité des têtes complète bien le kit du parfait musulman qui se rendra à la mosquée vers 12hrs.
Les femmes, de l’autre côté, qui jacassent et piaillent, toutes en djellabas et foulards sur la tête, pantoufles ou babouches aux pieds, pyjamas en dessous…), plusieurs femmes âgées ont le tatouage au visage, celui des berbères. Je suis évidemment la seule en manches courtes et en pantalons, tête découverte, cheveux blonds au vent et je décide de m’asseoir du côté des hommes, comme si je n’avais pas remarqué la séparation volontaire des sexes… pour faire autrement! (Hihi…ce que je me risque à faire depuis 2 mois, lorsque je vais payer mon compte). Certains rient dans leurs barbes, les femmes me dévisagent mais en fait, ils s’en foutent, une étrangère a droit à ces petits écarts…je crois…
J’attends une bonne heure, les hommes âgés et lettrés disent tout haut les chiffres car la plupart des vieilles femmes n’arrivent pas à comprendre lorsque c’est leur tour… elles sont majoritairement analphabètes, incapables de déchiffrer le tableau d’affichage. Je remarque que les hommes du même âge ont été scolarisés, eux…
En sortant de REDAL, je décide d’aller voir si mon coiffeur est ouvert. Je dois me faire couper les cheveux. Le coiffeur de Camila, Xtraverti et efféminé me reçoit avec tous les gestes du monde pour me souhaiter la bienvenue et me faire entrer. Il ne parle à peu près rien de français, mais il est tellement gestuel que je comprends tout! J’attends mon coiffeur préféré un bon 30 minutes. Là aussi ça jacasse en djellabas, têtes majoritairement découvertes cette fois-ci, car on attend pour se faire coiffer. Les femmes et le coiffeur extraverti se crient par la tête, sont en grande discussion, un femme engueule son coiffeur car il tire trop fort pour démêler sa chevelure EXTRA longue(comme le veut la tradition marocaine) jusqu’au fesses… D’autres jeunes filles se font du henna et je suis invitée à me joindre à elles par mon extraverti qui veut me faire un cadeau de la maison. Pendant qu’on me coupe les cheveux, on me peint des fleurs sur les mains et les femmes critiquent ma coupe en cours de réalisation. La femme de mon coiffeur s’en mêle, elle se fâche en lui disant qu’elle veut ma coupe et lui demande pourquoi il ne lui a jamais fait celle là!! Et lui, de lui répondre, «mais c’est celle que je te fais tout le temps!!! » Hihihi, là c’est à mon tour de rire dans ma barbe car la situation est vraiment cocasse… Je me tire en douce, avant de voir la scène suivante et de recevoir des rouleaux par la tête.
Vers 11 hrs, je m’empresse de frotter les résidus secs sur mes mains afin de découvrir les belles fleurs orange tatouées temporairement sur mes mains. Milouda est à la maison et je décide de faire MON PREMIER couscous toute seule comme une grande, sous sa grande supervision…car c’est tout un art.
Lorsque je suis à la touche finale du couscous, j’entends la prière du vendredi, criée dans les hauts parleurs de notre mosquée et j’imagine tous ces hommes qui ont envahi la rue au détour de la mosquée sur des tapis de paille, en train de se pencher, front à terre (je me demande pourquoi c’est pas les musulmans qui ont inventé le yoga…) pour se soumettre à Dieu…
Voilà un avant-midi bien rempli à Rabat! Celui dont une étrangère raffole, différent de son quotidien du Québec, des petits brins de vie qui viendront bientôt alimenter ses souvenirs du Maroc!
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27 juin 2005
Quelles valeurs veut-on léguer à nos enfants?
Etre parent s’apprend au jour le jour, au rythme de la croissance de notre enfant. Au quotidien les parents s’interrogent sur ce qu’on doit faire, la meilleure façon de s’y prendre, ce qu’on a envie de leur léguer comme bagages pour leur vie, comme valeurs.
Avant mon départ pour l’Afrique, un des avantages que je voyais à la coopération internationale était de pouvoir vivre plus simplement, d’arrêter momentanément ce combat perpétuel contre la surconsommation car dans la plupart des pays en développement, on consomme moins, on vit avec peu de choses, on se simplifie la vie car le marché de cochonneries est tout simplement moins vaste. Vivre autrement, éviter la surconsommation et ne pas tomber dans les pièges de la publicité, surtout en ce qui a trait à l’alimentation est une valeur que je veux léguer à ma fille.
Je suis donc partie pour Rabat, en pensant que mon enfant allait être un peu mieux protégé contre la publicité et la surconsommation de cochonneries. Je me trompais sur ma destination…
Rabat, tout comme les autres capitales de la planète, est un monde de surconsommation. On trouve du tout, (à des prix souvent complètement fous), mais de tout, je vous le dis! La grande majorité, comme moi, n’ont pas les moyens d’acheter, de posséder ni le dixième de leurs envies. La plupart doivent, dans un premier temps manger. Survivre. Le tout petit pourcentage restant des familles marocaines bien nanties, sur ce point, ressemblent à toutes les familles bien nanties de l’Occident…. Elles surconsomment, mais surconsomment de façon incroyable, c’est la surabondance, l’excès!
Mais revenons à Camila, qui grandit, qui inévitablement socialise, rencontre d’autres enfants, cohabite avec ses amis de garderie, qui eux, sont issus souvent de familles qui surconsomment. On lui crée déjà de faux besoins et des envies de toutes sortes, surtout dans ce quelle ingurgite ces temps-ci.
Ma fille connaît des mots que je ne lui ai pas enseigné : chocolat, bonbon cookie etc…. Ma fille voit au quotidien, à la crèche, des enfants manger, surconsommer déjà à leur âge des produits malsains et elle en demande. La garderie fait pression sur nous, ses parents, pour qu’on intègre, au moins, des biscuits, qu’on mette plus et toujours plus de nourriture car ma fille en redemande… bien sûr! Mais on a pas compris qu’elle n’a plus faim, que cette demande est l’envie de manger ces cochonneries que les autres mangent?
Je dois user de stratagèmes incroyables afin de contourner ce piège du biscuit du goûter ou des montagnes de bonbons donnés par les voisines ou les vieilles dames dans la rue. Car au Maroc, on gâte les enfants à l’excès, en leur faisant manger du sucre sous toutes ses formes possibles. Les rangées de «malbouffe» chez Marjane, celle ou on peut trouver tous ces biscuits emballés individuellement, biscuit Prince et compagnie, sont pleines à craquer de familles et de leurs enfants qui se choisissent des montagnes de sucreries à 1.50 Dh.
Parents du Maroc et d’ailleurs, cessez de bourrer vos enfants de sucre, cuisinez, offrez leur des fruits au goûter, des couleurs, de la variété dans leurs assiettes….Car le sucre anéanti toute autre saveur. Votre enfant s’habitue à ce goût et ne peut plus s’en passer, ce qui ne lui permet pas de développer d’autres goûts… Vous cariez leurs dents, vous les faites grossir!
Même si j’en ai assez de me battre envers et contre tous, je continuerai de limiter les doses de sucre que ma fille ingurgite. Je continuerai d’enlever ces sucreries données par la garderie, les autres enfants et ces vieilles dames, en expliquant que je tiens à ce que ma fille grandisse sainement et que je l’aime beaucoup trop pour l’empoisonner doucement. Je vous invite, parents du Maroc à en faire autant.
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07 juin 2005
Plâtrée!
Vous avez déjà vu ça un plâtre en fibre de verre sur des ligaments déchirés? J'en ai pour 20 jours! C'est dire que vous aurez beaucoup de lecture à faire sur ce blog car c'est à peu près la seule activité qui m'est autorisée!
J'étais bien malheureuse de ne pas avoir un plâtre de VRAI plâtre blanc pour que Camila puisse dessiner dessus... Il reste tout de même la possibilité d'utiliser un gros marqueur noir pour écrire des ptits mots doux...
Qu'écriveriez vous sur mon plâtre si vous en aviez la possibilité?
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03 juin 2005
Des nouvelles, sur un pied!
Hé bien oui, j’ai délaissé ce blog pendant quelques semaines…beaucoup de trucs à faire, beaucoup de revirements de situations et d’imprévus m’ont fait plusieurs fois changer des plans de voyages -bien mérités- mais qui ne se sont jamais concrétisés… Beaucoup de démarches et d’espérance pour ne recueillir à peu près rien, sauf plusieurs déceptions et des envies folles de faire le voyage à l’envers Casa-Montréal en quatrième vitesse.
Maintenant que la bonne humeur est revenue, nous nous mettons à replanifier des sorties.
Ce week-end, en fait demain samedi, nous avions pensé faire une petite escapade au Nord du Maroc avec nos copines québécoises en visite ici. Hé bien j’ai encore su me mettre les pieds dans les plats – je me suis fait une belle entorse au pied en allant chercher Camila à la garderie- Alors bye bye le Nord, Chaouen, Pont de Dieu, Hoceima…. Ce sera pour une prochaine fois…. (j’ai envie de mettre ici un Inchallah!!!)
Me voila clouée à la maison pour plusieurs jours. Maintenant que la douleur s’estompe un peu, que je me remets graduellement de la mort de Réfugiée notre cochon d’Inde, et que Camila est assumée par ceux qui ont encore leurs deux pieds autour de moi, je prendrai le temps de renflouer ce blog un peu de faire quelques visites chez mes blogs amis. Vous avez sûrement vu qu’on a enlevé à peu près tout ce que j’avais de photos sur ces pages, ce qui enlève beaucoup de charme à ce blog…Alors je dois prendre une décision…me magasiner un nouvel hébergeur gratuit plus généreux ou -comme notre situation de volontaire me laisse peu de choix financiers- alors faire une collecte de fonds pour la survie de Camila-au-pays-des-clémentines. Hihihihihi…
Soyez donc présents, quand ces petits problèmes seront réglés, j’aurai quelques nouveaux billets à vous soumettre…j’ai envie de vous parler de sujets épineux qui créent des vagues immenses présentement (ce qui va encore me valoir de beaux commentaires et des billets gratuits vers mon pays d’origine je le sens….) comme la Charia au Canada, les nouvelles études sur l’inégalité entre les sexes dans le monde etc…
En passant, suivez aussi ce qui se passe en Bolivie, par solidarité, car leur histoire s’écrit de jours en jours sous nos yeux actuellement… Je souhaite tellement qu’enfin on puisse parler de vrai nationalisation du Gaz, sans bain de sang….
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