18 août 2005
Pour une vue d'ensemble sur la Moudawana
Oui, je sais, je suis une bloggeuse impardonnable ces derniers temps....
Bon, pour vous faire patienter jusqu'à mon prochain post, je vous suggère d'aller écouter ce documentaire intitulé Maroc: le nouveau droit de la famille et le statut des femmes réalisé par Nadia Zouaoui, récipiendaire de la Bourse Nord-Sud, décernée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.
Ce documentaire reflète, à mon avis, très bien la réalité marocaine.
Je vous retranscrit ici l'introduction de ce reportage:
Maroc: le nouveau droit de la famille et le statut des femmes
![]() |
En théorie, la femme marocaine peut dorénavant choisir librement son époux et demander le divorce sans nécessairement perdre la garde de ses enfants et devoir quitter le domicile conjugal. Elle peut aussi refuser la polygamie et le mariage avant 18 ans. Mais la réalité dans ce pays est tout autre. Avec la montée de l’islamisme, donner plus de liberté à la femme marocaine représente une menace pour cette société fondamentalement patriarcale.
C’est d’ailleurs contre l’opposition islamiste que le roi Mohammed 6 a dû lutter pour faire entrer en vigueur le nouveau code de la famille. Un an et demi après l’adoption de la Moudawana, quelle place occupe le droit des femmes au Maroc?
09:16 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09 août 2005
Que s'est-elle payée avec son million???
Étonnant!
11:45 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08 avril 2005
Révisez le contenu SVP!!
Les manuels scolaires sont à mon avis un des meilleurs outils pour véhiculer les valeurs d’une société.
Une des meilleures façons d’initier des changements de mentalités, de semer des " petites graines d’équité" dans la tête de nos adultes à en devenir, c’est de fournir des manuels scolaires évitant les stéréotypes et le sexisme.
Selon l’hebdomadaire Le Matin, le Ministère de l’Éducation nationale, suite à la plainte de certains parents, révise le contenu de ses manuels scolaires afin d’enrayer les inégalités de genre.
Je cite : « Quelques parents se sont plaints de la forte charge sexiste dans certains manuels qui «dévalorisent les femmes, sans que des activités pédagogiques y attirent l'attention et la réflexion critique des apprenants des deux sexes».
Une mère de famille avait adressé une lettre au ministre de l'Education nationale se plaignant de «l'orientation manifestement tendancieuse induite par les illustrations du manuel de l'éducation islamique de sa fille inscrite en première année d'enseignement fondamental. Toutes les photographies représentant des petites filles dans des scènes de la vie quotidienne, les montrent voilées, alors que leur âge ne dépasse pas 6 ans». »
Voilà un autre bon coup du gouvernement ! J’espère que cette initiative ne restera pas qu’une promesse de politicien !
Je crois que le programme scolaire aussi devrait être révisé au Maroc. Marocains, corrigez-moi si je me trompe mais je crois qu’au Maroc, certaines activités scolaires sont réservées aux garçons et d’autres aux filles. Comme par exemple la couture (ai-je besoin de spécifier à quel sexe on réserve cette activité ?) ou les projets de menuiserie par exemple. Pourquoi ne pas généraliser ces activités pour tous ?
08:00 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
18 mars 2005
Portrait de femme
Lors de la journée de la Femme, mon magazine marocain préféré a publié un numéro spécial présentant des articles sur la situation de la femme au Maroc.
Je me permet aujourd'hui de citer l'intégralité de l'Interrogatoire du Magazine Tel-Quel lors de la semaine du 8 mars. Ce portrait de femme est selon moi très significatif sur la mentalité et les valeurs véhiculées au Maroc. Je sais très bien que plusieurs femmes pensent aussi différemment mais ce point de vue existe et il est un exemple parmis tant d'autre qui illustre que l'égalité entre les hommes et les femmes est loin d'être atteint. Je sais très bien que ce billet donne matière à plusieurs commentaires...
Voici donc l'Intégralité du texte:
L'interrogatoire
Par Driss Bennani
Spécial 8 mars
Meryem Absitou
Ouvrière dans le textile
"Je me sens trop libre, c'est pas une vie…"
L’interrogatoire est habituellement réservé aux personnalités publiques, plus ou moins célèbres. Pour cette édition spéciale du 8 mars, une question s’est posée : qui est à même de symboliser la femme marocaine ? A défaut d’interroger Lalla Salma (on aurait bien aimé), nous avons choisi de prendre le contre-pied et de donner la parole à une Marocaine "lambda", ouvrière dans le textile en l’occurrence. Nous ne partageons absolument pas ses convictions, mais elles valent la peine d'être écoutées…
Smyet bak ?
Lhoucine Absitou.
Smyet mok ?
Mahjouba.
Nimirou d’la carte ?
PP 479.
Que veut dire la Moudawana pour vous ?
Elle a donné ses droits à la femme qui est devenue l’égale de l’homme.
C’est le cas dans votre usine par exemple ?
Non, mais le travail c'est autre chose. Dans la famille, une femme qui a des enfants a aujourd’hui le droit de rester chez elle par exemple.
Vous qui êtes déjà propriétaire de votre logement, qu’attendez-vous de votre futur mari ?
Qu’il paye la traite pour les 20 ans à venir. Il n’habitera quand même pas gratuitement chez moi, il sera locataire (rires).
Et que lui donnerez-vous en échange ?
Moi, la maison et des enfants. C’est déjà beaucoup.
Vous pensez aussi que les hommes ne sont plus ce qu’ils étaient depuis la Moudawana ?
C’est une question de personnalité, ni plus ni moins. La Moudawana n’y a rien changé. Un homme est déjà venu demander ma main alors qu’il était marié. Sa femme l’y a autorisé parce qu’elle ne lui refuse rien. Quand un homme a une forte personnalité, sa femme lui obéit.
Vous connaissez Latifa Jbabdi ?
Non.
Son nom ne vous dit vraiment rien ?…Si elle apparaît à la télévision, ça doit être une journaliste ou une artiste.
Non, c’est une féministe qui parle au nom des femmes marocaines …C’est qu’elle doit être cultivée alors. Une fois, j’ai vu ça à la télé. Toutes ces féministes me donnent l’image de psychiatres qui écoutent les plaintes des femmes.
Le 8 mars, vous connaissez ?
Bien sûr, c’est la fête de la femme. Avec celle de l’amour (Saint Valentin), ce sont les seules fêtes qui nous restent, à nous femmes, quand on devient adultes. Puis une fois mariée, s’ajoute l’Aïd El Kebir.
Le nouveau code vous affranchit de la tutelle masculine lors du mariage, cela vous satisfait ?
Notre Constitution, c’est la religion. Une femme ne se marie pas sans l’accord de son père. Un homme reste un homme. S’il m’interdit de sortir, je lui obéis, et c’est comme ça que je le respecterai. J’ai besoin d’avoir quelqu’un à qui obéir pour donner un sens à ma vie.
Parce qu’elle n’en a pas, maintenant ?
Je me sens perdue. Libre de faire ce que je veux. Ce n’est pas une vie, ça.
Qui est la femme marocaine type selon vous ?
Moi (rires, puis hésitations), wallah !
Votre modèle, ce serait Zoulikha Nasri, Choumicha ou Khadija Assad ?
(Après réflexion) Je choisis Choumicha.
Et votre modèle homme ?
Hassan II. C’était un homme, un vrai.
Si demain, votre mari vous bat, vous porterez plainte ?
Il serait alors un homme entier et j’aurai fait quelque chose pour mériter cela. Sinon, si j’ai des enfants, je supporterai ou je lui défendrai de me toucher avant qu’il ne change.
Si les femmes ont des droits aujourd’hui, c’est grâce à qui ?
Au roi bien sûr, comme pour le Code du travail d’ailleurs.
04:30 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08 mars 2005
Célébrons les acquis des femmes dans le monde, militons pour ce qui reste à faire !
En cette journée du 8 mars, il est important de s’arrêter et de songer aux changements politiques, économiques, juridiques et sociaux que les femmes ont su s’acquérir durant le dernier siècle, en se mobilisant, en sensibilisant et en revendiquant leurs droits.
Vivant actuellement en pays maghrébin y ayant travaillé dans quelques coins de la planète, je ne peux fermer les yeux sur les abus existant encore aujourd’hui concernant les droits des femmes. C’est qu’il reste beaucoup de travail à faire!
Je vous invite aujourd’hui à aller signer cette pétition sur le contrôle mondial des armes à feu, lancée par Oxfam, Amnistie international et IANSA.
Armes à feu: les femmes en danger
Des femmes et des fillettes sans nombre, dans toutes les régions du monde, sont tombées sous les balles, blessées ou tuées. Elles sont encore des millions à vivre dans la crainte de la violence armée qui les menace. Deux facteurs jouent un rôle déterminant dans ces atteintes aux droits humains: d’une part la prolifération et l’usage abusif des armes légères et de petit calibre, d’autre part la discrimination persistante dont les femmes font l’objet.
La violence armée envers les femmes n’a rien d’inévitable. Dans de nombreux pays, dans les villes ou les villages, les femmes déploient une remarquable énergie en agissant pour la paix et les droits humains. Leur mobilisation prouve que l’on peut vraiment changer les choses et que la vie des femmes peut devenir plus sûre.
Chacun de nous peut contribuer à la lutte contre la violence armée en s’associant aux campagnes internationales Halte à la violence contre les femmes et Contrôlez les armes.
04:10 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




