03 octobre 2005

La course à la Takcheta…et tout ce qui va avec

Mais ou trouver une tenue de soirée adaptée au mariage marocain….

Comme c’était mon premier mariage LIVE, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je cours les boutiques qui louent des tenues de soirée dans Taqadoum....pour finalement aboutir le mercredi soir, chez mes voisines. Commence donc l’éparpillage de caftans et de Takchetas sorties des boules à mites et leurs placards. Des tissus plus colorés et luxueux les uns des autres me défilent sous les yeux, les modes et les époques aussi! Je n’ai qu’à choisir…

Alors j’ai à peu près tout essayé. Du noir au grenat en passant par le jaune soleil et le vieux rose…. Mon choix n’a pas été trop difficile à faire car les ceintures-corsets-faut-souffrir-pour-être-belle de ces trucs étaient majoritairement trop petits ou trop grands! Mais mais, ce n’est pas un problème! Rechercher l’artisan des ceintures dans la médina et faites vous faire un p’tit tour de taille à votre mesure en quelques instants, moyennant la modique somme de 5 dh!

Alors cours cours vers le taxi et la médina jeudi matin, défile les rues, ruelles, mini-mini-ruelles toutes emmêlées pour trouver le Sidi (monsieur) connu de tous qui ne fait que ça de ses journées. Des milliers de bobines de fil de toutes les couleurs, des piles de ceintures de Takcheta jonchent ses murs et tablettes… 5 grosses minutes à l’attendre et le tour est joué, je suis prête….

LA! NON!
Impossible de se rendre à un mariage en Takcheta sans avoir la chaussure, la coiffure et le maquillage adapté à la tenue! Et le temps qui file…je me réveille samedi matin et me mets à essayer toutes mes chaussures avec ma tenue… Je vois encore ma copine marrakchie me dire NON à chaque fois qu'apparaît devant elle avec une paire de chaussure.


Définitivement, je devrai courir encore une fois vers le SOUK SEBBAT, médina de Rabat. On repasse en catastrophe dans les ruelles vers celle qui est tant connue des R’batis pour les chaussures et les babouches…. C’est ce jour même que j’apprends qu’un pied de taille 40, donne un pied de taille 42 en babouches marocaines (10-11 en québécois) et que c’est trop grand pour des babouches de femmes! Alors fouille dans toute les boutique pour finir par acheter une babouche nouvelle mode à paillettes, trop petite (parce qu’il parait que le cuir ça s’étire…) pour mon pied. Oui le cuir ça s’étire, mais on ne fait pas un 42 avec un 39!

Samedi PM : opération coiffure. Deux bonnes heures dans un salon de coiffure (que je vous décrirai dans un autre post) pour finir avec une coiffure jamais portée tellement c’est…vous verrez sur les photos. En passant, j’ai laissé ma coiffeuse décider de ce que devais avoir l’air ma tête, afin qu’elle s’agence correctement avec la Takcheta, la ceinture-corset et les babouches…

Retour à la maison, opération maquillage en vitesse, enfilage de tenue, de babouches trop serrées et je m’engouffre dans la voiture qui me mènera à la soirée…

 

En passant V., tu verras que j'aurais fait la première page de people moi aussi, si le party aurait été à Manille! hehehe

 

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30 juin 2005

Sondage culinaire

Sandrine m’a passé le relais pour le sondage culinaire…

Moi, j’aimerais bien que France et Julie y répondent à leur tour! Alors allez visitez Jeans, prose et patchouli ainsi qu'à Julie Desjardins pour voir si elle font du yoga en cuisinant!


Sondage culinaire


Quel est votre premier souvenir de cuisine tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e) ?

Un riz pilaf, recette tirée d’un livre de Pol Martin, avec ma sœur Julie. Il était 4 hrs PM et nous avions envie de surprendre notre mère qui n'était pas encore arrivée à la maison… Je devais avoir environ 13 ans… Une réussite! Ma mère a bien aimé l’idée que l’on puisse lui donner un coup de main pour l’heure du souper alors a du le refaire souvent pour éviter à ma mère de se casser la tête après son travail!


Qu'est-ce qui a le plus influencé votre façon de cuisiner ?

Mes nombreux séjours à l’étranger. Ma cuisine est très fusion… tellement que je ne peux reproduire quelque chose de typique de mon pays sans suivre une recette! Mon pâté chinois contient toujours des frijoles (haricot noir ou rouges) et du cumin! Le steak, blé d’inde patates...connais pas!!


Avez-vous une vieille photo comme "preuve" d'une exposition précoce au monde culinaire, et voudriez-vous la partager ?

Dommage mais ici, au Maroc je n’ai pas de photos de moi étant petite…


Avez-vous des phobies culinaires, ou un plat qui vous donne des sueurs froides, rien que d'y penser ?

Le riz! Faire du riz est pour moi un calvaire! Sûrement parce que j’ai justement trop voyagé et que le riz d’un pays à l’autre est très différent. Ca me prend une éternité à développer une recette qui fonctionne avec le riz de l’endroit où je me trouve sur la planète…et je n’ai jamais le même résultat!


Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez-vous le plus et lequel est le plus souvent délaissé ?

J’utilise le plus souvent une spatule de bois ayant appartenu a plusieurs coopérants avant d’atterrir dans ma cuisine. Elle est vieille, ressemble a une cuillère de bois et ma foi, très utile!

Je n’utilise jamais de gadgets qui ont une seule fonction et qui sont électriques. Mon seul gadget électrique est mon robot culinaire car faire des purées de bébé à la main, impossible!!



Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment - vous, et probablement personne d'autre !

Thon et patates pilées. Un classique découvert enceinte! Mon mari est incapable de me regarder en manger!
et moi, je ne peux le voir boire avec délice son espèce de mélange coka et lait...OUACH!


Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre ?

Le sirop d’érable! Surtout lorsque je suis à l’extérieur du Québec. Ca me rassure de voir la petite canne de sirop dans le garde manger, même si j’en mange que très rarement!

Tofu : un autre incontournable, j’en ai toujours un p’tit paquet sous vide, emballé dans un tetra pack et qui se conserve des mois!

La sauce à spaghettis qui a mijoté des heures et que je prépare en grande quantité pour congeler. Si j’en ai pas dans le congélateur, c’est que je suis très très occupée!


Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aime répondre mais qui ne figure pas ici ? Si oui, ajoutez-la !

Quel aliment n'entrera jamais dans la confection d'un de vos plat?
Des bouillons de poulet ou autres bouillons à base de glutamate monosodique.
Ils sont bannis à jamais de mes plats! Je préfère faire mes propres bouillons au lieu d'empoisonner mes convives avec des trucs malsains pareils!


Trois questions rapides :

Votre parfum de crème glacée / sorbet préféré :

Chocolat ou nougat, jamais de fruits!


Vous ne mangerez probablement jamais... :

De tête de mouton ni de leurs pattes… j'aime les regarder dans la médina mais à l’odeur qui s’y dégage….j’y arriverais JAMAIS!



Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais :

La lasagne végétarienne…tiens tiens, ça me donne une idée… je vous présenterai cette recette dans un futur post!

18 mai 2005

Mon Dieu, pourriez-vous améliorer mes conditions de vie?

- Inchaallah!


Pour faire suite à mon dernier billet, j’ai envie de vous parler de cette expression passe-partout qu’est le « Inchaallah! ». La traduction libre en français serait quelque chose comme «Si Dieu le veut ». Elle peut être introduite à n’importe quel moment dans une conversation et a souvent différentes significations.

Cette expression que je trouvais à mon arrivée très exotique est devenue rapidement pour moi un cauchemar dans ma communication interculturelle. Quel sens lui donner? Qu’a-t-on voulu me communiquer?

Cette expression caméléon est d’une grande subtilité qui peut se substituer à un on verra bien ce que nous réserve l’avenir, un NON ou un peut être, ou encore je ne suis pas d’accord voire même, je ne le ferai pas!

Ce qui me laisse bouche bée, c’est que l’expression «Inchaallah! » fait porter le blâme à Dieu! Hé oui!!! Ceux qui utilisent le «Inchaallah! » peuvent se déresponsabiliser totalement de leurs faits et gestes car ce sera Dieu qui décidera de l’avenir. Comme s’il était le seul responsable de ce qui se passera. C’est un peu comme si on s’en remet complètement au destin, comme si nous ne sommes plus maîtres de nos gestes, comme si nous n’avons plus de responsabilité sur cette planète! Bref, c’est difficile à comprendre pour une québécoise qui croit fermement que nos faits et gestes ont de grands impacts dans notre vie et sur celle des autres… (vous vous rappelez de la p’tite grenouille??)

Cette expression me fais aussi penser à cette espère de fatalité du peuple marocain. Lorsqu’on vit dans la grande pauvreté, tout à côté de gens très fortunés (car c’est ça le Maroc!), on peut seulement s’en remettre à Dieu pour expliquer cette situation et l’accepter quotidiennement…

Cette expression que je trouvais amusante à répéter et à placer au bon endroit dans la conversation avec des marocains, je l’ai banni de mon vocabulaire car je refuse de faire porter à Dieu, au destin ou à qui que ce soit mes responsabilités et devoirs. Je suis de ceux et celles qui croient fermement que les difficultés de notre planète sont dues à la (TRÈS) mauvaise répartition des richesses et que l’être humain en est la cause.

Encore une fois, je tente le plus possible d’opter pour la franchise….subtile (pour respecter les coutumes de mon pays d’accueil).

05 mai 2005

Parler la même langue sans réussir à se comprendre

Après un an de vie au Maroc, je crois que je commence à m’intégrer.

Après un an de vie au Maroc, je commence à communiquer à la façon des marocains.

Avant de venir m’installer au Maroc pour 24 mois, je croyais que parler le français serait un atout pour mon intégration au Maroc. Bien sûr, je devais aussi apprendre le darija (arabe marocain dialectal) mais au moins, je me disais que ma langue maternelle était répandue dans ce pays, ce qui allait faciliter les choses….

Hé bien à ma grande surprise, partager une langue commune n’est pas gage de réussite, encore faut-il apprendre à décoder adéquatement ce qui se cache derrière les mots, qu’elle signification donner aux phrases et aux intonations, réapprendre à décoder le non verbal qui veut dire tout autre choses que dans notre culture d’origine.

Tout cela ne s’apprend pas en quelques jours ni en quelques semaines. Il faut se pratiquer, se tromper, demander des explications et accepter de faire quelques gaffes diplomatiques….

Dans ma culture d’origine, on valorise énormément l’honnêteté des mots. Quelqu’un ouvre son cœur et dit le fond de sa pensée, sans avoir auparavant développé une longue amitié. Et quand une personne vous dit quelque chose qui peut nous vexer, au moins on se dit, il a été honnête!

Au Maroc, de ce que j’en comprends jusqu’à présent (je ne détiens pas la vérité …. j’essaie juste d’évoluer là! Alors attention à ceux qui ont envie de m’envoyer paître dans les commentaires parce que j’ai selon eux rien compris!!!) c’est qu’on ne dit pas aux gens le fond de notre pensée, ou alors on dit quelque chose qui permettra à la personne de déduire mais avec grande diplomatie et subtilité. Impossible de manifester directement notre désaccord ou nommer ce qui nous plait pas. Impossible de faire perdre la face à quelqu’un et, être en désaccord avec le point de vue de quelqu’un. Nommer directement notre désaccord, c’est lui faire perdre la face!

Alors voici quelques leçons de communication marocaine :

Au lieu de dire
-je n’aime pas ce truc que vous essayer de me vendre
il faudra dire,
-Ahhh!!! C’est superbe! Mais avez-vous vu ceci! C’est encore plus beau et ça me plaît davantage!

Et quand vous n’êtes pas d’accord avec le point de vue de l’autre, vous pouvez répondre

-Ah bon, vous croyez?

Et si vous ne voulez pas faire quelque chose que quelqu’un vous demande, vous pouvez lui dire :

-Demain inchaallah!(Si Dieu le veut!)

15 mars 2005

Le henné : art et tradition

Le henné m’était à peu près inconnu avant mon arrivée au Maroc. C’est une plante dont les femmes marocaines font un usage courant pour teindre (la feuille réduite en poudre et macérée donne une couleur orangée à la peau) et traiter leurs cheveux, leurs mains, leurs pieds ainsi que pour purifier la peau.
La plante du henné est cultivée du Maroc à l'Inde, en passant par l'Egypte, la Syrie, l'Iran et le Pakistan. On en retrouverait aussi en Chine en Indonésie et dans les Antilles. Les hébreux ainsi que les Égyptiens seraient les premiers à l'avoir utilisé comme produit de beauté et ce, bien avant les invasions islamiques. Cette pratique a été apportée en Afrique du Nord par les Arabes en provenance du Moyen-Orient.

À cette époque, la religion musulmane a interdit le tatouage permanent sur la peau, percevant cette pratique comme une déformation de l’œuvre divine. Le henné s’est alors rapidement substitué aux tatouages permanents.

Pour teindre la peau, les feuilles de cette plante, qualifiée de «magique» sont broyées et mélangées à de l’eau et du jus de citron. Avant, les hennayats (femmes qui connaissent l’art du tatouage au henné) utilisaient un bâtonnet effilé pour ébaucher leurs arabesques ancestrales. Aujourd'hui elles utilisent des seringues (sans l’aiguille bien évidemment!) de différents calibres, qu’elles remplissent de la préparation et appliquent avec grande agilité sur les mains et les pieds.

Lorsqu'on applique le henné sur la peau, il est marron foncé, très épais, un peu grossier. On doit le laisser sécher pendant au moins une heure et par la suite, on peut l’enlever en le grattant ou sous l’eau. Selon la pigmentation de notre peau, le degré d'acidité, la température du corps et la qualité du produit utilisé, le henné changera de couleur et durera de 2 à 3 semaines.

Ces tatouages temporaires sont utilisés aujourd’hui dans les fêtes (Hachoura, pour les enfants) et célébrations, les différentes pratiques d’initiation et particulièrement dans les mariages. J’ai aussi lu que dans certaines régions du pays, les filles entre dix et seize ans seraient tatouées afin d’informer la communauté qu’elle est désormais une adulte, donc disponible pour le mariage. Anciennement, on aurait déjà utilisé le henné pour afficher son appartenance à une tribu ou à un groupe social.

Aujourd’hui, ces superbes motifs géométriques, ces fleurs et feuilles, habilement sculptés à même la peau perpétuent une tradition séculaire.

medium_henne.jpgCamila et moi avons prêtées nos mains vendredi dernier, lors d’une fête, afin de se faire décorer de fleurs et de feuilles, en voici le résultat!

06 mars 2005

Les marocains et l’amour

Voilà un des grands sujets tabous de cette nation. La revue Tel-Quel a publié un article sur l’Amour au Maroc, que je vous conseille d’aller lire. Je trouve que cet article met en lumière plusieurs traits culturels que je ne saurais décrire ou expliquer.
Pour vous mettre l’eau à la bouche, en voici un extrait :

« Un homme amoureux est "wakel Sbrdila" (il est envoûté, elle lui a jeté un mauvais sort), "settatou" (elle l'a rendu fou), "ghadi w hal f'mmou" (elle l'a rendu débile), etc. "Même en amour, la femme est une aicha qandicha (sorcière)", relève Soumaya Naâmane Guessous. Décodez : un homme, un vrai, ne tombe pas amoureux et quand cela lui arrive, il ne doit surtout pas le montrer. "Un homme qui parle d'amour sort du cercle des hommes, fragilise la communauté des mâles, se rend vulnérable dans une société de durs où toutes les relations obéissent à des rapports de force", note Jamal Khalil. Voilà ce qui explique l'épuration du dialecte urbain des doux mots d'amour qu'on retrouve pourtant dans les chants berbères ou dans les Qssaid andalouses. "le dialecte urbain s'est créé dans la rue, et donc par des hommes", rappelle judicieusement le sociologue. Du coup, on dit "je t'aime" parce que c'est le seul référent qu'on a (télé, films, etc.). Pire encore, un "je t'aime", même dans un français approximatif, sonne comme un "je me détache de ma culture pour t'aimer"… »



Ce qui me plait par-dessus tout dans cet article, c’est surtout la description de l’homme et de la femme idéal (e) qui, malgré la caricature un peu exagérée, me semble assez juste dans ce que je comprends des relations homme-femme ici.

Bonne lecture!

14 janvier 2005

Qu'est-ce qu'on vous sert? Version officielle ou version épineuse?

Lorsque nous avons pris la décision de venir travailler en coopération volontaire au Maroc, on nous avait conseillé de faire attention à nos opinions lorsqu’on abordait certains sujets qui tiennent beaucoup à cœur les marocains soit : Le Roi (j’adore parler du Roi, particulièrement dans ce blog, je l’avoue, la royauté me fascine), la situation de la femme (aie aie aie, voici un autre sujet qui me tient ÉNORMÉMENT à cœur comme travailleuse sociale) et l’Islam (religion qui vient me requestionner constamment dans mes valeurs et dans ma vision du monde).

Effectivement, je tente toujours d’aborder le moins possible ces thèmes lorsque je connais peu mon interlocuteur car j’ai eu droit à toutes sortes de réactions. Laissez-moi vous raconter cette tranche de vie, croustillante et savoureuse qui illustre bien la situation des femmes au Maroc.

Dernièrement, je me suis fait longuement questionner par un marocain sur mon adaptation au Maroc. Normalement, les gens se limitent à entendre ma version officielle qui leur est satisfaisante : « Je me plaît bien au Maroc, les gens sont accueillants, sympathiques, on mange bien et c’est un beau pays à découvrir ». D’habitude, je m’arrête là !

Mais là, on a voulu en savoir plus !

-Non, me dit-il, mais honnêtement, quelles sont les choses qui sont difficiles à accepter pour toi ici, en vivant à Rabat ?

(Aie ….vais-je me mouiller ou je lui sort une autre version officielle ? Bon, je me mouille, le type a vécu assez longtemps à l’extérieur pour saisir ce que j’ai vraiment envie de lui dire !)

-Tu sais, pour moi le Maroc est un grand changement au niveau des mentalités particulièrement en ce qui a trait à la situation de la femme. S’il y a quelque chose qui est encore difficile pour moi à accepter, ce sont les inéquités entre les hommes et les femmes dans ton pays. (et je continue de lui exprimer ma pensée et mes opinions en lui citant des exemples et en relatant les statistiques que je connais etc. etc.)

Je regarde sa réaction et je vois que ma réponse lui fait plus ou moins plaisir…. Sa femme quant à elle se fait toute petite à côté de lui et n’ouvre pas la bouche !

-Oui, me dit-il effectivement, des mentalités, c’est long à changer. Il y a quand même des gens qui font autrement et pensent autrement me dit-il. Regarde par exemple moi, dans mon couple, c’est différent. Si ma femme veut sortir, je la laisse sortir, mais je lui dis, « sois rentrée avant 7 heures et demi par exemple ! »

Intérieurement je me suis mise à rire, car il venait exactement d’illustrer l’urgence à intervenir sur les mentalités pour que des changements réels puissent s’opérer au niveau des inéquités homme-femme !

Ouff, il y a encore du travail à faire !

26 septembre 2004

La Nécropole de Chellah

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Hier j’ai fait la découverte du site historique de la Nécropole de Chellah. Malgré le fait que c’est situé à quelques minutes de voiture de chez-moi, je n’y avais pas encore mis les pieds…. Je me disais que je pouvais me garder cette visite pour les jours plus difficiles où j’allais être tannée de vivre en Afrique du Nord… et finalement j’ai décidé d’y aller accompagnée de ma sœur, ma petite famille et un collègue de travail à Edward.

 

 

Ce site archéologique est un havre de paix au cœur de notre capitale qui est agitée et qui sent trop le diesel. Ses jardins fleuris et sa nature luxuriante nous apaise…. Et comment ne pas vous parler des oiseaux que le site abrite : des cigognes !!! Ces grand oiseaux majestueux, nous étions juste à l’heure du souper, leur retour au nid ; tout un spectacle !

 

Cigogne.JPG

 

 

Les premières traces de l’occupation humaine de ce site remontent à 7-8 siècles av. J-C. Plusieurs peuplades y sont passées et y ont laissées des traces : Phéniciens, Carthaginois, Maurétaniens, Romains, Almohades etc. Alors tous les styles s’y mêlent  et se superposent, statues romaines, mosquées, bref, on saute d’une épopée à une autre en quelques pas. Un endroit où je retournerai volontiers pour refaire le plein d’énergie !

 

Ed et Camila CHELLAH.JPG

 

Camila a même décidée d'y faire un petit somme bien collée sur papa...