« 2005-02 | Page d'accueil
| 2005-04 »
30 mars 2005
Votre mini-lapin de Pâques "bouche au chocolat"
04:40 Publié dans Camila | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28 mars 2005
Se remettre du décalage horaire
Retour en arrière:
4 avril 2004, 7 hrs du matin, je descends de l'avion à Casablanca avec bébé Camila de 7 mois accroché au sein, 3 valises, une poussette. Le papa fou de joie nous attends de l'autre côté.
Voyage en voiture 1 heure 15 min.
Arrivée dans mon nouveau logement, fleurs sur la table, je visite en vitesse, décroche bébé du sein et le remet à son père.
BONNE NUIT! Je dors 24 hrs de suite, avec de petits réveils pour brancher bébé au sein, à même le lit, sans me lever.
Me remettre du décalage horaire: une bonne semaine!
Ma mère :
25 mars 2005, 7 hrs du matin. Grand maman nous attends à l'aéroport car nous avons manqué son arrivée, elle a décidé de devancer son atterrissage de 30 min, juste pour nous faire la surprise. Bisous bisous avec Camila, parle parle parle dans la voiture jusqu'à Rabat.
Arrivée à la maison, défaire valises, s'amuser avec Camila, se changer, faire un tour de maison et du jardin, s'amuser avec Camila, saluer Milouda qui arrive, manger du couscous vers 13 hrs.
Elle se couche 15 min sur son lit avant le couscous du vendredi midi.
PM: nous accompagne à la banque, chez le Pépinièriste, s'amuse avec Camila, parle parle....
Se couche vers 8 hrs 30.
Se remettre du décalage horaire: 24- 48 hrs.
03:20 Publié dans Camila | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24 mars 2005
Bisous de Camila
11:05 Publié dans Camila | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21 mars 2005
Des crêpes au ….. goûter!
Mardi dernier, 15 heures, je demande à ma copine de me donner, encore une fois, un cours de crêpes marocaines 101. Oui, oui, je vous le dis, il faut absolument « faire-avec-quelqu’un-qui-s’y-connaît » car si on manque une phase de la préparation ou si un ingrédient n’est pas tout a fait le bon… on oublie le goûter et on lance les crêpes aux poubelles.
Les crêpes au Maroc sont servies au goûter de 16-17 heures avec du thé à la menthe (c’est qu’on soupe tard ici ! 20 hrs au moins ! Alors il faut se mettre quelque chose dans l’estomac fin PM). Les sert-on au petit déjeuner ? Je n’en ai aucune idée, je les ai toujours mangées en PM.
Ces crêpes sont souples, de couleur jaune, de grandeur moyenne et remplies de bulles d’air (c’est leur grande caractéristique). Voici un peu le déroulement du cours que j’ai eu :
1-Première étape, embarquer les bébés dans les poussettes et courir à Taqadoum, au marché, pour y acheter «LA» poêle. C’est qu’il faut utiliser une poêle antiadhésive qui ne sert qu’aux crêpes. On ne doit pas y cuire autre chose, elle ne doit pas avoir eu d’huile ni être lavée à l’eau ! On doit seulement l’essuyer après utilisation. Elle peut cependant servir aux crêpes de chez nous, si on ne met pas de gras pour les faire cuire.
2-Profiter du marché pour acheter les ingrédients sacrés :
- farine jaune de première qualité (pourquoi est-elle jaune cette farine ? on me dit pourtant que c’est une farine de blé !)
-semoule très fine (c’est un genre de grain de couscous à pâtisserie, on dirait presque de la farine tellement le grain est petit et fin. On peut sûrement trouver cet ingrédient dans un magasin arabe, lorsqu'on vit ailleurs qu'au Maroc)
-levure à pain (je crois qu’on peut utiliser aussi de la levure chimique genre Alsa).
3-Retour à la maison, il faut mettre dans un bol la même quantité de farine et de semoule.
4-Mélanger de l’eau chaude avec la levure. Je ne sais pas quelle quantité de levure il faut utiliser mais il faut en mettre suffisamment pour que la préparation à crêpe puisse «lever».
5-Mélanger l’eau avec les ingrédients sec et laisser reposer jusqu’à ce que ça lève. (Environ 20 min).
6-Vérifier la texture du mélange. Il faut que la levure ait épaissit le mélange mais il doit demeurer assez liquide pour être facile à verser.
7-Mettre une quantité du mélange dans notre poêle chaude et faire cuire seulement d’un côté, ne jamais les retourner ! Si les crêpes cuisent en faisant des bulles sur la surface, c’est que la recette est parfaite !
Afin de garnir ces crêpes, faire fondre du beurre et du miel à feu doux et couler cette préparation sur les crêpes pliées en triangle. Ces crêpes sont à mon avis très santé car elles ne contiennent aucun gras… mais tout dépend de ce qu’on met dessus ! Elles sont délicieuses, il faut absolument les essayer !
Lors de mon prochain cours pratique (car la prochaine fois, je les fait seule…) je prendrai quelques photos pour vous mettre en appétit…peut -être cet après-midi ?
05:35 Publié dans Découverte culinaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 mars 2005
Portrait de femme
Lors de la journée de la Femme, mon magazine marocain préféré a publié un numéro spécial présentant des articles sur la situation de la femme au Maroc.
Je me permet aujourd'hui de citer l'intégralité de l'Interrogatoire du Magazine Tel-Quel lors de la semaine du 8 mars. Ce portrait de femme est selon moi très significatif sur la mentalité et les valeurs véhiculées au Maroc. Je sais très bien que plusieurs femmes pensent aussi différemment mais ce point de vue existe et il est un exemple parmis tant d'autre qui illustre que l'égalité entre les hommes et les femmes est loin d'être atteint. Je sais très bien que ce billet donne matière à plusieurs commentaires...
Voici donc l'Intégralité du texte:
L'interrogatoire
Par Driss Bennani
Spécial 8 mars
Meryem Absitou
Ouvrière dans le textile
"Je me sens trop libre, c'est pas une vie…"
L’interrogatoire est habituellement réservé aux personnalités publiques, plus ou moins célèbres. Pour cette édition spéciale du 8 mars, une question s’est posée : qui est à même de symboliser la femme marocaine ? A défaut d’interroger Lalla Salma (on aurait bien aimé), nous avons choisi de prendre le contre-pied et de donner la parole à une Marocaine "lambda", ouvrière dans le textile en l’occurrence. Nous ne partageons absolument pas ses convictions, mais elles valent la peine d'être écoutées…
Smyet bak ?
Lhoucine Absitou.
Smyet mok ?
Mahjouba.
Nimirou d’la carte ?
PP 479.
Que veut dire la Moudawana pour vous ?
Elle a donné ses droits à la femme qui est devenue l’égale de l’homme.
C’est le cas dans votre usine par exemple ?
Non, mais le travail c'est autre chose. Dans la famille, une femme qui a des enfants a aujourd’hui le droit de rester chez elle par exemple.
Vous qui êtes déjà propriétaire de votre logement, qu’attendez-vous de votre futur mari ?
Qu’il paye la traite pour les 20 ans à venir. Il n’habitera quand même pas gratuitement chez moi, il sera locataire (rires).
Et que lui donnerez-vous en échange ?
Moi, la maison et des enfants. C’est déjà beaucoup.
Vous pensez aussi que les hommes ne sont plus ce qu’ils étaient depuis la Moudawana ?
C’est une question de personnalité, ni plus ni moins. La Moudawana n’y a rien changé. Un homme est déjà venu demander ma main alors qu’il était marié. Sa femme l’y a autorisé parce qu’elle ne lui refuse rien. Quand un homme a une forte personnalité, sa femme lui obéit.
Vous connaissez Latifa Jbabdi ?
Non.
Son nom ne vous dit vraiment rien ?…Si elle apparaît à la télévision, ça doit être une journaliste ou une artiste.
Non, c’est une féministe qui parle au nom des femmes marocaines …C’est qu’elle doit être cultivée alors. Une fois, j’ai vu ça à la télé. Toutes ces féministes me donnent l’image de psychiatres qui écoutent les plaintes des femmes.
Le 8 mars, vous connaissez ?
Bien sûr, c’est la fête de la femme. Avec celle de l’amour (Saint Valentin), ce sont les seules fêtes qui nous restent, à nous femmes, quand on devient adultes. Puis une fois mariée, s’ajoute l’Aïd El Kebir.
Le nouveau code vous affranchit de la tutelle masculine lors du mariage, cela vous satisfait ?
Notre Constitution, c’est la religion. Une femme ne se marie pas sans l’accord de son père. Un homme reste un homme. S’il m’interdit de sortir, je lui obéis, et c’est comme ça que je le respecterai. J’ai besoin d’avoir quelqu’un à qui obéir pour donner un sens à ma vie.
Parce qu’elle n’en a pas, maintenant ?
Je me sens perdue. Libre de faire ce que je veux. Ce n’est pas une vie, ça.
Qui est la femme marocaine type selon vous ?
Moi (rires, puis hésitations), wallah !
Votre modèle, ce serait Zoulikha Nasri, Choumicha ou Khadija Assad ?
(Après réflexion) Je choisis Choumicha.
Et votre modèle homme ?
Hassan II. C’était un homme, un vrai.
Si demain, votre mari vous bat, vous porterez plainte ?
Il serait alors un homme entier et j’aurai fait quelque chose pour mériter cela. Sinon, si j’ai des enfants, je supporterai ou je lui défendrai de me toucher avant qu’il ne change.
Si les femmes ont des droits aujourd’hui, c’est grâce à qui ?
Au roi bien sûr, comme pour le Code du travail d’ailleurs.
04:30 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
16 mars 2005
Encore concernée par ma ville, malgré les Km qui nous séparent!
Vous savez ce que j'ai fait ce matin après avoir été porter Camila a la garderie? Hé bien j'ai posé un geste pour Montréal... de loin, au appel au secours pour une ville de moins en moins concernée par la qualité de l'air, l'environnement et le futur de ses citoyens... Voila en quoi consistaient mes lettres aux élus:
L'Élu de mon choix,
En tant que Montréalaise et ancienne résidente de St-Sulpice (j'ai quitté pour quelques mois pour un contrat de travail à l'étranger), je souhaite attirer votre attention et vous donner mon opinion au sujet des transports dans la grande région de Montréal.
En période de pointe du matin, 20 000 automobilistes empruntent l'une des trois voies du pont Champlain en direction de Montréal. Vous êtes sûrement déjà au courrant que 18 000 font le même trajet en autobus sur la voie réservée qui est aménagée sur une seule voie. Cette voie pourrait accueillir encore au moins 10 000 utilisateurs de transports en commun de plus. Il suffirait d'augmenter le nombre de stationnements incitatifs de même que le nombre d'autobus qui font le trajet.
Ma grande inquiétude: est-il justifiable que le gouvernement Charest veuille dépenser 350 millions de dollars pour construire de nouveaux ponts entre Montréal et ses banlieux alors que quelques millions suffiraient pour tracer une ligne pointillée et ouvrir une voie réservée aux autobus sur on pont existant? Un nouveau pont où quelques litres de peinture?
Si notre ville est concernée par le développement durable, on doit s'objecter aux projets de pont et proposer des alternatives plus économiques et surtout plus écologiques. Les fonctionnaires du ministère des Transports devraient travailler à développer des projets plus importants, comme le développement du train de banlieue Montréal - Mascouche (pourtant annoncé en mars 2003), améliorer le service de transport en commun sur l'Ile de Montréal ( Pour vous donner un exemple: je travaille à St-Léonard et dois faire plus d'une heure d'autobus pour me rendre au travail car le métro ne déssert pas cette partie de la ville alors qu'en voiture, ça me prend 10-15 minutes, même à l'heure de pointe!), à l'aménagement du « Via Bus » vers Repentigny ou le prolongement du train de Blainville jusqu'à Saint-Jérôme. En plus d’être cohérents avec le développement durable et nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre, ces investissements soulageraient réellement et à bien moindre coût qu’un pont, la congestion routière.
Je suis mère d'une petite fille d'un an et demi et je souhaite que cette dernière puisse respirer encore longtemps de l'air pur dans sa ville natale et qu'elle puisse voyager en transport en commun dans une ville soucieuse de l'environnement et de la qualité de vie.
Merci à l'avance de l'attention que vous donnerez à ce commentaire et n'hésitez pas à communiquer avec moi par courriel si vous avez des questions. Il me fera plaisir de discuter de ce sujet avec vous!
Marie-Josée Ruest
Si vous avez envie de faire de même, voici comment rejoindre Charest et nos élus de Montréal:
Le Premier Ministre du Québec
Trouver votre élu et son email
04:50 Publié dans Ma terre natale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 mars 2005
Le henné : art et tradition
Le henné m’était à peu près inconnu avant mon arrivée au Maroc. C’est une plante dont les femmes marocaines font un usage courant pour teindre (la feuille réduite en poudre et macérée donne une couleur orangée à la peau) et traiter leurs cheveux, leurs mains, leurs pieds ainsi que pour purifier la peau.
La plante du henné est cultivée du Maroc à l'Inde, en passant par l'Egypte, la Syrie, l'Iran et le Pakistan. On en retrouverait aussi en Chine en Indonésie et dans les Antilles. Les hébreux ainsi que les Égyptiens seraient les premiers à l'avoir utilisé comme produit de beauté et ce, bien avant les invasions islamiques. Cette pratique a été apportée en Afrique du Nord par les Arabes en provenance du Moyen-Orient.
À cette époque, la religion musulmane a interdit le tatouage permanent sur la peau, percevant cette pratique comme une déformation de l’œuvre divine. Le henné s’est alors rapidement substitué aux tatouages permanents.
Pour teindre la peau, les feuilles de cette plante, qualifiée de «magique» sont broyées et mélangées à de l’eau et du jus de citron. Avant, les hennayats (femmes qui connaissent l’art du tatouage au henné) utilisaient un bâtonnet effilé pour ébaucher leurs arabesques ancestrales. Aujourd'hui elles utilisent des seringues (sans l’aiguille bien évidemment!) de différents calibres, qu’elles remplissent de la préparation et appliquent avec grande agilité sur les mains et les pieds.
Lorsqu'on applique le henné sur la peau, il est marron foncé, très épais, un peu grossier. On doit le laisser sécher pendant au moins une heure et par la suite, on peut l’enlever en le grattant ou sous l’eau. Selon la pigmentation de notre peau, le degré d'acidité, la température du corps et la qualité du produit utilisé, le henné changera de couleur et durera de 2 à 3 semaines.
Ces tatouages temporaires sont utilisés aujourd’hui dans les fêtes (Hachoura, pour les enfants) et célébrations, les différentes pratiques d’initiation et particulièrement dans les mariages. J’ai aussi lu que dans certaines régions du pays, les filles entre dix et seize ans seraient tatouées afin d’informer la communauté qu’elle est désormais une adulte, donc disponible pour le mariage. Anciennement, on aurait déjà utilisé le henné pour afficher son appartenance à une tribu ou à un groupe social.
Aujourd’hui, ces superbes motifs géométriques, ces fleurs et feuilles, habilement sculptés à même la peau perpétuent une tradition séculaire.
Camila et moi avons prêtées nos mains vendredi dernier, lors d’une fête, afin de se faire décorer de fleurs et de feuilles, en voici le résultat!
04:05 Publié dans Découverte culturelle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12 mars 2005
Sous la couette pour quelques jours....
...si Camila m'en laisse la chance!
Hé oui, la grippe frappe encore! Il parait que mon système immunitaire doit s'adapter aux nouvelles bibittes que je côtoie au Maroc. Une dixaine de grippes depuis octobre qui ont souvent fini en antibios! Celle-ci, je la laisse s'installer et me quitter sans médicaments, j'en ai assez!
Si vous vous ennuyez, donnez-moi quelques recettes miracles de grand-mamans pour me soigner, allez visiter mes blogs préférés ou repassez par les albums-photos car je ferai du ménage sous peu pour faire place aux nouvelles qui viendront avec le retour de l'été!
13:52 Publié dans Vie au Quotidien à Rabat | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09 mars 2005
Encore Camila
04:35 Publié dans Camila | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08 mars 2005
Célébrons les acquis des femmes dans le monde, militons pour ce qui reste à faire !
En cette journée du 8 mars, il est important de s’arrêter et de songer aux changements politiques, économiques, juridiques et sociaux que les femmes ont su s’acquérir durant le dernier siècle, en se mobilisant, en sensibilisant et en revendiquant leurs droits.
Vivant actuellement en pays maghrébin y ayant travaillé dans quelques coins de la planète, je ne peux fermer les yeux sur les abus existant encore aujourd’hui concernant les droits des femmes. C’est qu’il reste beaucoup de travail à faire!
Je vous invite aujourd’hui à aller signer cette pétition sur le contrôle mondial des armes à feu, lancée par Oxfam, Amnistie international et IANSA.
Armes à feu: les femmes en danger
Des femmes et des fillettes sans nombre, dans toutes les régions du monde, sont tombées sous les balles, blessées ou tuées. Elles sont encore des millions à vivre dans la crainte de la violence armée qui les menace. Deux facteurs jouent un rôle déterminant dans ces atteintes aux droits humains: d’une part la prolifération et l’usage abusif des armes légères et de petit calibre, d’autre part la discrimination persistante dont les femmes font l’objet.
La violence armée envers les femmes n’a rien d’inévitable. Dans de nombreux pays, dans les villes ou les villages, les femmes déploient une remarquable énergie en agissant pour la paix et les droits humains. Leur mobilisation prouve que l’on peut vraiment changer les choses et que la vie des femmes peut devenir plus sûre.
Chacun de nous peut contribuer à la lutte contre la violence armée en s’associant aux campagnes internationales Halte à la violence contre les femmes et Contrôlez les armes.
04:10 Publié dans Égalité entre les sexes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








