12 janvier 2006

Faudrait s'y remettre....

C'est la phrase qui me trotte dans la tête depuis que mes pieds ont foulé le sol québécois...

Désolée, j'y arrive pas. Je pourrais me justifier par manque de temps, manque de connaissances techniques pour modifier ma page, manque d'inspiration pour le nouveau titre et surtout, manque .... la vérité? J'arrive pas à mettre en mot ce que ça me fait vivre ce retour. J'arrive pas à trouver le nouveau titre que pourrait porter ce blog... j'arrive pas à imaginer comment il pourra évoluer. Bref, je suis en stand by sur tous les plans.

 

Merci pour vos bons mots et vos encouragements.

12 octobre 2005

Camila est sur son départ

Camila quitte le Maroc

Sa famille vit un trop plein d'émotions et tout va trop vite.

Le blog est la dernière chose que sa maman a envie d'alimenter, je suis sûre que vous comprendrez...

Elle aura besoin de recul et de temps avant d'être capable de vous raconter.

Soyez sans craintes, Camila au pays des clémentines continuera d'exister, cependant, laisser-lui le temps de tout digérer et de se refaire une beauté sur sa page web.

A bientôt!

Milles bisous du Maroc à tous nos lecteurs assidus.

05 octobre 2005

Mes adieux sont pour Ouarzazate

Je quitte ce soir pour une virée dans la région désertique de Ouarzazate.

Retour prévu: 5 jours avant mon grand départ pour l'autre continent.

C'est un rêve qui se réalise...

Je ne pensais pas avoir la chance de voir les dunes de sable avant la fin de mon séjour.

La vie nous réserve parfois de belles surprises!

À bientôt!

Ramadan moubarak

Hé oui, c'est aussi commencé au Maroc.

Hier soir on a entendu les coups de canons (ou les feux d'artifices ) pour annoncer le début du Ramadan. Marocains, j'espère que vous avez fait le plein de nourriture et de liquides car à ce qu'on m'a dit, la première journée est la plus difficile...

Ce matin, une heure avant l'aube, on faisait du bruit dans la rue (flûtes ou tambours...) pour avertir les gens qu'il ne restait qu'une heure pour manger. Ce sera comme cela d'ici mon départ.

 

Alors bon ramadan à tous!

04 octobre 2005

Coupe coupe, coiffe coiffe


Le Maroc est un pays de contrastes et malgré mon année et demi passée en terre marocaine, j’y découvre encore des particularités insoupçonnées ! C’est que ce pays ne se laisse pas découvrir si facilement ! Parlons aujourd’hui de salons de coiffure….

L’étape préalable avant de se mettre les babouches dans un salon de coiffure de Rabat, c’est de se demander combien on veut payer. Vous voulez entendre l’histoire d’une amie qui s’est fait recommander un salon et qui a payé 700 dh (environ 100$ CAN) pour une petite coupe très simple ? Oui, ici aussi ça existe ces folies là. Mais on trouve aussi beaucoup moins cher en cherchant un peu et si on veut s’aventurer dans le Maroc traditionnel.

Après avoir entendu cette histoire d’horreur de ma copine qui avait dû débourser autant de flouss pour une coupe, j’étais horrifiée à l’idée d’aller me faire couper les cheveux ! J’ai trouvé un endroit à 150 dh, ou je me suis fait couper les cheveux une fois…. Par la suite, j’ai préféré attendre qu’une opportunité se présente à moi avant de me faire couper les cheveux.

La fois suivante, j’ose entrer dans un salon avec une copine. Le salon de coiffure était situé dans un quartier populaire, chez deux coiffeurs de sexe masculin, dont un assez extraverti pour faire peur à n’importe laquelle étrangère fraîchement débarquée. L’autre plus discret que l’extraverti me coupait les cheveux sous le regard de sa femme pendant que l’extraverti déblatérait sur ma couleur de cheveux en hurlant à travers le salon. J’ai dit au coiffeur de faire ce qu’il voulait avec mes cheveux (oui, je sais, c’était assez risqué comme affaire…) et j’ai été agréablement surprise de la jolie coupe qu’il a réussi à me faire. Je voyais cependant qu’un conflit conjugal allait exploser devant nous dans le salon sans y comprendre trop pourquoi, mes connaissances en arabe étant trop limitées. Ma copine m’a dit de me dépêcher à sortir et je me suis exécutée en vitesse. Elle me raconta par la suite que la femme du coiffeur a engueulé son mari lui disant : « Pourquoi ne m’as-tu jamais fait cette si belle coupe que tu viens de faire à cette fille !!! »....et son mari de répondre : « Mais ma femme, c’est celle que tu as présentement !! » Prix de la coupe : 30 dh !

Ma toute dernière expérience de coiffure de ce week-end était encore plus révélatrice sur les mœurs des femmes des milieux populaires.

Pour le mariage, je suis allée ma faire coiffer chez la sœur d’une amie. Une milieu plus traditionnel ou les femmes portent majoritairement le foulard. Je remarquais les femmes qui entraient foulardées et qui enlevaient tout une fois à l’intérieur….Alors je demande à ma copine « Mais que feraient-elles si un homme entrait au salon ?»

-Les salons de coiffure ici sont des endroits pour les femmes! Alors pas de danger, aucun ne se risquerait ici. Espace entièrement féminin ! (et moi qui repensait au jour ou mon amoureux a osé lever le rideau qui sert de porte pour regarder à l’intérieur…on avait encore une fois enfreint une règle sans s’en rendre compte !).

Alors c’est pendant que je donne ma tête à la sœur de ma copine que je découvre les dessous du foulard interdits aux yeux de la gente masculine. J’ai souvent eu l’impression au Maroc que les femmes qui portaient le foulard ne faisaient qu’attacher leurs cheveux (souvent TRRRRRÈS long) sous leur foulard sans jamais vraiment se coiffer. Et bien, j’ai eu la preuve de tout le contraire ! Il y a des femmes qui vont à chaque semaine se faire faire des brushings pour lisser leurs cheveux, avant de tout remettre sous le foulard pour la semaine.
Ce que j’ai adoré par-dessus tout, c’est de découvrir les femmes dans leur espace bien à elles. Trop souvent au Maroc je côtoie les hommes dans des endroits ou les femmes se risquent peu. Je juge souvent cette façon de vivre, ces codes culturels qui laissent peu de place à la femme dans l’espace public. Dans ce salon, je découvrais un des espaces qui leur appartient et j’ai adoré !

En sortant du salon, on m’a offert de mettre un foulard sur ma tête pour ne pas dévoiler la coiffure avant la soirée… J’ai préféré sortir tête nue et me faire, encore une fois de plus, regarder beaucoup beaucoup !!

03 octobre 2005

La course à la Takcheta…et tout ce qui va avec

Mais ou trouver une tenue de soirée adaptée au mariage marocain….

Comme c’était mon premier mariage LIVE, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je cours les boutiques qui louent des tenues de soirée dans Taqadoum....pour finalement aboutir le mercredi soir, chez mes voisines. Commence donc l’éparpillage de caftans et de Takchetas sorties des boules à mites et leurs placards. Des tissus plus colorés et luxueux les uns des autres me défilent sous les yeux, les modes et les époques aussi! Je n’ai qu’à choisir…

Alors j’ai à peu près tout essayé. Du noir au grenat en passant par le jaune soleil et le vieux rose…. Mon choix n’a pas été trop difficile à faire car les ceintures-corsets-faut-souffrir-pour-être-belle de ces trucs étaient majoritairement trop petits ou trop grands! Mais mais, ce n’est pas un problème! Rechercher l’artisan des ceintures dans la médina et faites vous faire un p’tit tour de taille à votre mesure en quelques instants, moyennant la modique somme de 5 dh!

Alors cours cours vers le taxi et la médina jeudi matin, défile les rues, ruelles, mini-mini-ruelles toutes emmêlées pour trouver le Sidi (monsieur) connu de tous qui ne fait que ça de ses journées. Des milliers de bobines de fil de toutes les couleurs, des piles de ceintures de Takcheta jonchent ses murs et tablettes… 5 grosses minutes à l’attendre et le tour est joué, je suis prête….

LA! NON!
Impossible de se rendre à un mariage en Takcheta sans avoir la chaussure, la coiffure et le maquillage adapté à la tenue! Et le temps qui file…je me réveille samedi matin et me mets à essayer toutes mes chaussures avec ma tenue… Je vois encore ma copine marrakchie me dire NON à chaque fois qu'apparaît devant elle avec une paire de chaussure.


Définitivement, je devrai courir encore une fois vers le SOUK SEBBAT, médina de Rabat. On repasse en catastrophe dans les ruelles vers celle qui est tant connue des R’batis pour les chaussures et les babouches…. C’est ce jour même que j’apprends qu’un pied de taille 40, donne un pied de taille 42 en babouches marocaines (10-11 en québécois) et que c’est trop grand pour des babouches de femmes! Alors fouille dans toute les boutique pour finir par acheter une babouche nouvelle mode à paillettes, trop petite (parce qu’il parait que le cuir ça s’étire…) pour mon pied. Oui le cuir ça s’étire, mais on ne fait pas un 42 avec un 39!

Samedi PM : opération coiffure. Deux bonnes heures dans un salon de coiffure (que je vous décrirai dans un autre post) pour finir avec une coiffure jamais portée tellement c’est…vous verrez sur les photos. En passant, j’ai laissé ma coiffeuse décider de ce que devais avoir l’air ma tête, afin qu’elle s’agence correctement avec la Takcheta, la ceinture-corset et les babouches…

Retour à la maison, opération maquillage en vitesse, enfilage de tenue, de babouches trop serrées et je m’engouffre dans la voiture qui me mènera à la soirée…

 

En passant V., tu verras que j'aurais fait la première page de people moi aussi, si le party aurait été à Manille! hehehe

 

medium_takcheta.jpg
medium_coiffure.jpg
medium_petit_couple.jpg

28 septembre 2005

Grands taxis

J'aurais pas fait mieux que Amine pour vous parler des routes marocaines.... Voici un de ses post qui est des plus touchants.

Merci Amine!

27 septembre 2005

Recherche caftan à louer!

Fini l’espionnage de mariage marocain dans le jardin des voisins d’en face.

Ce week-end, j’assisterai à du vrai de vrai! Un mariage LIVE car cette fois-ci, nous sommes invités! Une relation de travail à mon tendre époux semble faire tout un mariage haut en couleurs car tout ceux que je connais sont invités.

Ceci dit, je sens monter en moi le stress qui habite l’invitée étrangère…La question bondit directement hors de ma bouche au moment ou j’apprends l’événement :

Quoi porter? Qué cé que je vais mettre MOI!

Car une femme, toute étrangère soit elle, ne se présente pas à un mariage marocain sans le traditionnel Caftan.
YÉÉPEEE!!!!!
L’occasion rêvée pour porter un vêtement traditionnel, pour se déguiser, car c’est vraiment l’impression que ça me donne, une soirée d’halloween sur le thème du mariage marocain. J’ai envie de me perdre dans les tissus glissants, brillants, trop grands à mon goût trop chic pour une petite québécoise toujours en jeans.

J’ai beau faire le tour des placards, je ne possède aucun vêtement pour ce genre d’occasion….et ma nouvelle djellaba est toujours chez le tailleur! Où dénicher un caftan à 5 jours du mariage?

Commence donc la recherche d’un caftan à emprunter pour une soirée.

Je tente de me remémorer la taille de mes copines marocaines pour anticiper à qui je devrai demander la charité…pour une soirée!

Cette fois-ci, vous aurez droit à des photos du mariage mais aussi de l’invitée étrangère dans son Caftan!

Allez, je vous laisse, j’ai peur que la chasse au caftan soit longue!

26 septembre 2005

Camila cherche à se loger!

Un peu de pub aujourd'hui:

 

Camila et sa petite famille sont à la recherche d'un logement à Montréal pour le début novembre.

Nous aimerions trouver quelque chose dans :

Ahunstic, Petite-Patrie, Rosemont, Montréal-Est ou Saint-Léonard.

 Nous avons besoin de deux chambres à coucher fermée minimum.

Nous préférons les hauts de duplex et les coins tranquiles.

Laisser vos messages ici dans commentaires, je vous contacterai.

22 septembre 2005

Le meilleur pour la fin

Pourquoi est-ce qu'on vit les meilleurs moments d'un séjour à l'étranger seulement à la fin?

Parce qu'on est mieux adaptés?

Parce que les gens nous acceptent mieux après nous avoir fréquenté plusieurs mois?

Parce que nous sommes moins étranges malgré notre statut d'étranger? ou est-ce nous qui percevons les gens et le milieu d'une autre façon, si bien qu'on attire maintenant la sympathie et les rencontres positives?

Si je ne bloggue à peu près plus, c'est que les invitations n'arrêtent plus! Le thé et les gâteaux chez une et chez l'autre, un diner par ici, une sortie par là...Les liens se tissent encore plus serré...le coeur se serre aussi lorsqu'on réalisent que les jours s'envolent. J'ai les trippes en compote, le coeur qui débat, les nerfs à vif....Je voudrais arrêter le temps ou l'accélérer pour que ça finisse.

L'entre deux est trop douloureux.